square-maurice-thorezNous demandons depuis plusieurs mois maintenant un audit des charges locatives sur l’ensemble du parc social de la Ville de Trappes, proposition rejetée pour le moment par la municipalité actuelle. Nous avons publié dans l’édition d’octobre du magazine municipal de la Ville de Trappes la tribune suivante concernant cette question :

« L’un des désaccords majeurs que nous avons avec la politique municipale menée à Trappes concerne la question du logement social. Durant le conseil municipal du 30 juin dernier, nous avons ainsi soumis une proposition pour qu’un audit des charges locatives soit demandé aux bailleurs sur l’ensemble du parc social de la ville. Cette proposition a malheureusement été rejetée par la majorité municipale et par le Maire.

Nous souhaitons ici réitérer notre proposition : notre ville compte un nombre très important de logements sociaux et nous constatons qu’aujourd’hui la confiance n’est pas au rendez-vous entre les locataires et les bailleurs. Si la municipalité n’essaie pas de recréer un dialogue constructif entre les deux, qui le fera ? Qui d’autre peut s’assurer que les charges très élevées facturées aux trappistes sont légitimes ? Comment peut-on améliorer de manière concrète le quotidien des trappistes sans s’attaquer à cette question ? Contrairement à l’argument avancé par la majorité municipale pour refuser notre proposition, le logement social ne relève pas simplement du droit privé : il s’agit bien d’un dispositif encadré par l’Etat et financé en partie par de l’argent public, pour permettre des logements accessibles pour tous au meilleur prix. A ce titre, nous considérons que la municipalité, dont c’est la compétence, doit avoir un droit de regard. Il s’agit ici simplement de transparence.

Les charges facturées aux trappistes locataires du parc social sont-elles parfaitement justifiées ? Le nécessaire est-il fait en matière de salubrité, d’entretien, de réparations, bref, de cadre de vie ? En tant qu’élus de l’opposition, nous entendons continuer à rester vigilants sur cette question. Les trappistes comme tous les français attendent de leurs élus qu’ils arrivent à dépasser les clivages politiques afin d’agir concrètement et de manière pragmatique pour améliorer leur quotidien. C’est pour cela que nous renouvelons aujourd’hui notre proposition : nous appelons la majorité municipale à prendre à bras-le-corps cette question, dans un esprit de consensus. Si elle le fait, elle pourra compter sur notre soutien, car nous sommes une opposition municipale constructive. Les trappistes ne comprendraient pas que, sur une question comme celle-ci, l’esprit de clan puisse l’emporter sur l’intérêt général.

Sur ce sujet comme sur les autres, notre mobilisation est réelle et notre détermination reste totale, conformément à nos engagements de campagne. »