jeanine-maryDans le dernier numéro du magazine municipal, nous avons découvert avec stupeur l’incroyable tribune de Mme Jeanine Mary, première adjointe au Maire, au sujet des rythmes scolaires.

Un petit bijou de suffisance et de mauvaise foi.

Tout d’abord, à en croire Mme Mary, l’opposition des parents d’élèves et des enseignants n’étaient qu’une « agitation organisée par certains ». Par beaucoup de monde, alors ! La première adjointe nous donne ici la définition même de la suffisance : balayer d’un revers de main tout ce qui ne la flatte pas.

 La Conseillère Générale – vive le non-cumul ! – poursuit son propos par une analyse sémantique pour le moins douteuse de la différence entre « consultation » et  » concertation ». Sans grand intérêt, mais on n’y apprend, comme on pouvait le soupçonner, que rien n’est prêt pour la rentrée, puisque, je cite,  « nous entrons seulement maintenant dans la première phrase de la concertation […] pour préparer la rentrée ». Mieux vaux tard que jamais.

Enfin, et c’est le plus délicieux dans ce formidable exercice d’autosatisfaction,  Mme Mary attire notre attention sur le fait que « les résultats scolaires de la ville ne sont pas des meilleurs […] et justifient l’urgence d’agir ». Nous sommes d’accord sur ce point. Je n’ai qu’une question à poser : en quoi la réforme des rythmes scolaires telle qu’elle a été décidée par la Mairie est d’un quelconque intérêt pour la réussite des enfants ? Affirmer que décaler le début des cours de 20 minutes le matin est un gage de réussite scolaire, cela s’appelle se moquer du monde… et des trappistes.

Othman Nasrou

Le texte original de Mme Mary :

Rythmes scolairs - tribune de Mary