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Hausse des impôts locaux à Trappes !

Catégories : Actualités,Conseil Municipal,Economie

Othman Nasrou et les élus de l’opposition municipale dénoncent la hausse massive des impôts locaux qui vient fragiliser encore plus la mixité sociale à Trappes

hoteldeville-minLors du conseil municipal du 12 avril, la majorité municipale de Trappes a décidé de voter une hausse de 10% de la taxe foncière sur le bâti qui pèse sur les propriétaires et les copropriétaires, laquelle atteindra désormais le taux vertigineux de 24,14%. C’est sensiblement plus que dans les villes voisines : 20,42% à Elancourt, 17,92% à La Verrière…

Cette hausse des impôts locaux serait compréhensible si la Ville perdait des recettes avec la baisse des dotations de l’Etat. Il n’en est rien: non seulement la baisse de la DGF est compensée par la hausse de la DSU et du FSRIF, mais la Ville de Trappes recevra 500 k€ de recettes supplémentaires en 2016 par rapport à 2015 grâce aux nouvelles règles de répartition du FDPTP (Fonds Départemental de Péréquation de la Taxe Professionnelle). Ces éléments ont été admis par le Maire de Trappes lors du débat municipal. Dans la période actuelle, la Ville de Trappes est l’une des rares collectivités à voir ses recettes confortées.

Comment expliquer alors cette hausse vertigineuse de la taxe foncière ? L’argument évoqué par la municipalité concernant le basculement de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères à l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines n’a pas de sens, puisque la charge associée à cette recette est également transférée.

A l’heure où l’urbanisation de la Ville comporte davantage de logements en accession à la propriété, cette décision apparaît comme un non-sens absolu. Déjà asphyxiés par les tarifs prohibitifs de la cantine et des activités périscolaires, de nombreux trappistes vont avoir la désagréable surprise de découvrir que leur feuille d’imposition en 2016 s’est – encore – sensiblement alourdie. C’est à se demander s’il y a une volonté délibérée de la municipalité de chasser les propriétaires, les familles et les classes moyennes de la Ville. Nous le dénonçons vigoureusement.